1er jour : vendredi 18 février
Départ à l'Arache (ville au nord du Maroc)
Le sac à dos rapidement préparé, la voiture chargé de matériel scolaire,nous prenons la route pour une durée de trente heures de conduite et deux mille kilomètres de route à parcourir. (merci à tous les donateurs : Alain D., C. Agricole du Vigan, communauté marocaine du Vigan).
Une petite fille traverse au passage piéton , nous fait un signe de la main accompagné d'un large sourire comme pour nous dire : BON VOYAGE.
Un premier auto-stoppeur nous accompagne à la sortie du Vigan et nous le déposons plus loin que sa destination prévue. Désolé, nous ne pouvons pas rebrousser chemin si tôt et notre voyageur est compréhensif. Un signe sans doute car nous nous sommes trompés de route quelques minutes plus tard. Connection du GPS et abandon rapide de celui-ci . Plume préfère faire confiance à son instinct qui s'avère plus fiable.
Rectification faite, nous poursuivons notre chemin en faisant des relais de deux cent kilomètres.
Le passage par l'Espagne ce fera par Perpignan, Bourg Madame, Madrid, Cordoba, Malaga, et pour finir : Algécira.
De jour, la route est magnifique et la neige est omniprésente. Celle-ci nous suivra jusqu'au Maroc mais nous ne le savons pas encore.
Encore un signe : nous suivons un camion avec un écriteau publicitaire portant le mot : HELP et nous rendons compte que nous nous sommes égarés.
Nous sommes obligés d'acheter une carte routière de l'Espagne pour retrouver notre chemin et pouvoir prendre les autovias et éviter les autopistas(payantes).
Il est impossible de dormir pour le copilote car il faut sans cesse suivre les indications de prêt pour ne pas faire "fausse route". C'est un véritable relais digne des grandes compétitions automobile.
La pleine lune est superbe et nous éclaire notre chemin. Nous croisons une dizaine de Renault quatre du 4L Trophy. Des jeunes qui font aussi le voyage jusqu'au Maroc dans le but de distribuer du matériel pour les écoles.
Tien ! même route, même but.
Nous arrivons enfin à Algecira et prenons le ferry en négociant médiocrement la traversé. Trop fatigués pour faire un exercice de style après tant de kilomètres.
clin d'oeil :
"mon bateau,il va plus vite que les autres : une demie heure au lieu de une heure",
au final, une heure dix !!!
Un temps pour récupérer un peut. Ouf !!!
2éme jour : samedi 19 février
Au petit matin, sortie du ferry et direction le poste de contrôle des douanes. Une pièce symbolique donnée au placeur et nous sommes prêts pour les autorisations de rentrée sur le territoire Marocain.
Aïe ! Il manque une attestation, celle que je possède n'est pas conforme et nous devons passer devant un douanier, puis deux puis un troisième, un quatrième , un cinquième et enfin un sixième. Nous aurons vue toute l'équipe au final pour régler ce dilemme. En prime, une fouille rapide du véhicule en nous interpellant sur le contenu de nos bagages. Nous n'avons pas planqué d'armes, c'est bon nous pouvons poursuivre notre chemin.
Enfin en Afrique, bienvenu au Bled !!! Youpi !!! trois kilomètres effectués et un premier barrage de police (le premier d'une longue série de contrôles). Un grand sourire, et nous en profitons pour demander notre chemin. Serviables, ils se font un grand plaisir à nous venir en aide. L'hospitalité de ces gens là n'est plus à faire.
Bon ! Direction autoroute jusqu'à l'Arache en espérant que les guichets prennent la carte bleu. Erreur, heureusement que dans une station service nous avions échangé quelques dirhams et régler en espèces le péage. Nous achetons aussi une carte du Maroc pour éviter les détours.
Clin d'oeil: Achat de cigarette Marocaines les Marquises
"Mon frère tu fumes la cigarette Marquise,
tu oublies toutes les autres".
Nous trouvons ici un pays très vert et une végétation semblable à celle de nos campagnes des Cévennes. Les routes sont belles sur les grands axes et traversons des paysages fabuleux, des gens qui marchent sur des kilomètres, des ânes en pagaille, des cigognes, des échoppes improvisées sur le bord des routes, des voitures surchargées.
Nous suivons depuis longtemps un camion qui nous prévient avec ses feux arrières de tous les dangers de la route : les trous, les troupeaux, les charrettes et les contrôles de police. Merci à toi, ange gardien, qui nous a guidé sur une bonne centaine de kilomètre de route/piste.
Trois cent kilomètres supplémentaires et nous arrivons à proximité de notre lieu d’accueil. Nous prenons un auto-stoppeur local qui nous indique le chemin et nous donne son numéro de téléphone et nous propose de venir boire le thé et manger chez lui si nous trouvons pas notre contact sur place.
Enfin, une indication : une pierre avec le sigle de l'association Awid Afous, nous ne l'avions pas vu au premier coup et pour cause, une personne était assise dessus.
A ce moment là, nous pension qu'à une chose : se poser et dormir (trente heures de route), mais nos hôtes en ont décidé autrement. Une visite rapide de l'habitation (peu de pièce) et un premier repas avec tous le monde. Manger avec les doigts et le rituel du thé, le lavage des mains, et nos premiers mots en Berbère : choucran (merci) et itch (manger).
Nous sommes prêts pour une bonne nuit de sommeil.
3ème jour : dimanche 20 février
Au petit matin, déjeuner autour du poële à bois avec toute la famille : pain Marocain, confiture, huile d'olive, thé ou ... et café non filtré. Nous sommes servis comme des princes, beaucoup de regards sont échangés et le dialogue n'est pas évident..
Avec Assou et Claire, nos hôtes, nous allons faire la visite du marché de Guigou (petite ville dans l'Atlas). Un véritable voyage dans le temps avec les marchants de graines, de blé, de paille pour les animaux...
Une femme passe dans le marché avec un petit balais en paille pour récupérer les quelques grains abandonnés là par les marchands pressés. Le moindre achat se négocie et cela devient toute une histoire. Ici, le temps ne compte plus et l'échange prend une dimension superbe.
C'est vraiment extraordinaire de voir à quel point les Berbères se laissent photographier. Ils n'hésitent pas à poser devant l'appareil. Il y a très peu d'Européen et nous nous sentons observés de tous côtés mais aucune animosité, uniquement de la curiosité. Les étals sont achalandés à profusion de fruits savoureux : oranges, mandarines, bananes et de légumes. Ha!!! les oranges du Maroc, non traité, sucrée à souhait, juteuses a vous en faire pâlir, c'est du "bonbon".
Les premiers achats et premières négociation avec l'aide de nos amis.
Plume est interpellée par un homme derrière son étal et celui-ci lui demande de venir le rejoindre pour goûter des olives pimentés et faire la vente aux personnes arrêtés devant. Quelle intégration ! et quelle confiance du marchant (plume aurait pu dévorer toute sa marchandise).
Nous rentrons à midi au site et observons et admirons le travail du pain. Le pétrissage de la pate se fait avec les mains et les poings.
Les femmes sont discrètes, elles ne sortent que très peu de la maison ou elles règnent en maître.
Après le repas, nous faisons le trie des chaussures rapportées de France que l'on donne chemin faisant. Un petit garçon récupère un sac pour faire lui-même la distribution dans sa famille.
Clin d'oeil :
Assou nous montre un site sur la route de Boulemane et nous évoque la légende des sept nains ( traduction due à la fatigue générale des Sept Saints)
Le soir, nous sommes invités chez Azaza, un ami et voisin. La grand mére est installée dans la pièce prés du poële, ici, elle incarne la sagesse du lieu. Il y a eu une évolution dans la maison, les moutons ne traversent plus la pièce à vivre, il y a des banquettes en bois pour s'assoir et de jolie tapis de couleur trés vives au sol.
Clin d'oeil :
"Un sorcier Africain est venu il y a un an dans le village pour faire tomber la pluie. Il a fait des danses et chants avec des habits de cérémonie.
Un désevouteur est venu sortir le diable du corps d'Azaza, il à du y revenir trois fois pour en venir à bout et le guérir. L'histoire fait le tour à qui bon veut l'entendre".
Nous abordons ce soir là le problème de la déforestation des collines qui nous entourent du fait de leur unique moyen de chauffage.
Petit rappel :
Le site se situe à 1400m d'altitude, dans le Moyen Atlas et à coté d'Annoucer
4ème jour : lundi 21 février
Épopée fantastique au coeur du pays Berbère et l'aventure continue.
Plume a prit l'option de la fabrication de la ruche.
Bon ! la celle-ci était déjà fabriquée par un menuisier et nous nous sommes seulement occupés des cadres et du corps de la ruche pour faciliter l'installation d'un essaim. Nous avons doc placé le filde fer qui tient la plaque de cire gaufrée puis nous avons chauffé la cire pour qu'elle se colle au cadre.
Ah ! elles vont être bien logées les petites besogneuses!
Pendant ce temps, j'effectue la pose d'étagères dans les toilettes et participe à l'installation d'une lanterne à détection automatique avec Assou.
Et la lumière fut !
L’après midi,visite des écoles et distribution de craies aux instituteurs et de stylos aux écoliers.
Grande diversion pour les enfants et grande discussion avec les professeurs sur leurs besoins.
Un problème récurent : l'eau,les toilettes et l'électricité qui ne vient pas jusqu'à l'école.
Préoccupation du développement dans le monde rural :
Les établissements scolaires du monde rural souffrent de l'absence d'eau potable et d'installations sanitaires. Plus de 12 000 écoles primaires sont concernées.
Rencontre avec le Caïd d’Announcer pour présenter les associations. (il fait le lien entre les villageois et le Préfet).
Nous avons discuté d’un certain nombre de point et l’association Awid Afous a sensibilisé le Caïd à la journée de santé sur l’ophtalmologie qui se déroulera en Mai. Au programme : une mission humanitaire entre Français et marocain avec une équipe et un équipement adéquate.
Visite du dispensaire avec une double vision : D'un côté une infrastructure plus au moins bien équipée et de l'autre, une équipe réduite et pas d’ambulance. Il persiste une disparité entre les régions et nous écoutons des récits troublants sur l’impuissance à apporter des soins de qualité.
Nous partons pour diner chez une autre famille berbère : des agriculteur. Ils nous accueillent au sein de leur famille pour un repas berbère. La cuisine est en pleine ébullition et le repas est fabuleux : semoule avec du lait fermenté et du beurre rance (un régal pour ceux qui aime).
Assis sur des banquettes installées contre le mur, les hommes discutent derrière avec en bruit de fond : la télé. Une seule chaine Berbère sinon, le reste est en Arabe,Français et Anglais.
Aujourd’hui ce n’est pas le chef de la maison qui sert le thé car l'on propose à plume d’effectuer ce rituel.
Discussion autour d’un projet de reprendre une part d’une entreprise et le cout d’une machine. L’association Awid Afous aide la population avec des micro crédit cependant l’étude semble approximative et les chances de remboursement faible.
Il est question d’avenir
5ème jour : mardi 22 février
Au matin,la plume et le vent s'activent de la remise en état du poulailler, de l’abri des ânes, de la peinture d'une porte puis après le repas nous reprenons la route.
Clin d'oeil :
Plume nous indique "la Mecque" sur le chemin.
Éclat de rire car c'est bien d'une Mosquée qu'il s'agit...
Bon j'avoue, l'avantage d'un GPS, c'est le confort et cela évite les détours. Se perdre, peut être aussi source de découverte et pour nous cela fait partie du voyage, chacun le voit comme il veut, bien qu'au Maroc tu n'est jamais vraiment perdu.
Il vous suffit de demander son chemin, de boire le thé car vous y serez sûrement invités si la discussion se prolonge. Cela fait partie de la tradition Berbère que de partager.
Mais pour ce jour, nous avons besoin du GPS comme boussole et pour marquer les points de situation des écoles et faire une carte. Ainsi, nous avons fait le tour des écoles.
Par la suite, nous sommes allés voir s'il était possible d’acheter un essaim d'abeille pour la ruche mais cela ce ferra plus tard car il fait trop froid encore.
Nous en profitons pour faire l’acquisition de divers arbustes (noyer, romarin etc...) pour planter le long du chemin qui mène au site et favoriser la biodiversité du site.
La nuit ne tardant pas à arriver, nous passons récupérer de la chaux vive pour mélanger avec des pigments de couleur et peindre les toilettes de l'école Ait Arfa le lendemain.
Le spectacle est splendide, des hommes enfournent avec une grande facilité des fagots et des troncs énormes qui proviennent de la fôret de cèdres non loin de là.
Des flammes sortent du four béant et la chaleur qui s'en dégage et salutaire car la fraîcheur de la nuit commence à se faire sentir.
Quelques mots Berbère (en phonétique):
shiba = absinthe
nana = menthe
h'baq = mélisse
bisbila = bon appétit
créame = assis
irouda = c'est bon (nourriture)
awid assouf = tendre la main
téa = thé
arrone = pain
itch = mange
chuia = un peut
aisou = viande
antarate = chèvre
alcaise = verre
ait = tribu
6ème jour : mercredi 23 février
Programme du jour :
Au vif du séjour: voyage solidaire
La mission si nous l'acceptions: amener l'eau aux toilettes de l'école Ait Arfa, peinture à la chaux sur l’extérieur, pose de robinets et remise en état de la porte.
Tout le monde se met en oeuvre pour ce travail et les habitants se mettent volontiers à la tache pour nous donner la main. Le vent s'occupe de l'alimentation en eau et plume de poncer, percer et peindre des "toilettes de luxe" ( c'est le seul existant au sein du village) sous les conseils avisés de Claire.
Tiens en voilà une idée ! et si l'on s'occupait de la nature, les enfants vont ramasser tous les sacs plastiques qui traînent ici et là, ils y vont avec détermination et cela fait plaisir à voir :
Nous somme sans cesse sollicités pour boire le thé (hospitalité oblige) et tout le monde met du coeur à l'ouvrage.
Le résultat est plus que satisfaisant et le directeur de l'école pose la dernière touche en écrivant "toilette" en Arabe sur le mur.
Clin d'oeil:
Le mot toilette n'existe pas en Berbère :
"les WC, c'est la nature".
Pendant la réfection de ces lieux de commodités, nous entendons les enfants prendre un cour de français et répètent inlassablement : "on frappe à la porte". Ce qui nous à fait rire lors du scellement de celle-ci.
Ensuite, nous avons été invités à manger chez un habitant qui vivait juste à coté, voici la photo de famille. La petite touche est le fusil à l'épaule!
Improvisation d'une danse traditionnelle à l'occasion de l'anniversaire du Vent. Jour marqué sous le thème de l'humour, la joie et l'amour partagé. Beaucoup d'émulsion, d'émotion et ... un repas avec au dessert notre fameux lait de chèvre fermeté. Eh oui, le vent commence à apprécier de plus en plus les us et coutumes des berbères.
7ème jour : jeudi 24 février
Journée de repos.
Pour ce jour, nous avons prévu de partir à la rencontre de la ville de Fès et son souk.
Pour cela, nous demandons à deux jeunes Berbères de nous accompagner et nous servir de guide.
Nous voulons acheter des instruments de musique pour en ramener quelques en avec nous et faire une petite expo sur le Maroc une fois rentré en France.
Les évènements actuel ne nous permettent pas de passer trop de temps dans ces lieux magiques et nos amis écourtent la visite car il ne sont pas très friands de cette civilisation urbaine.
La première surprise se fait lorsque nous leur demandons de nous conduire dans un endroit ou l'on peut trouver de tout (en pansant au souk bien sur !) et nos amis nous emmène avec fierté dans un supermarché typiquement Européen.
Bon, après une longue discutions, nous arrivons à nous comprendre et finissons par entrevoir celui-ci.
"Surtout, ne laisser rien traîner dans les voitures car dans ses quartiers, les voleurs sont partout !"
Le vent a oublier simplement ses clefs de voiture sur une table de bar, et surprise,un jeune Marocain nous cour après et nous les rapporte avec un grand sourire. Comme quoi, il faut faire attention aux a priori.....
Une fois renté au gite, une jeune Berbère propose à Plume d'égailler ses mains avec du henné.
Le résultat est très joli mais pour enlever le surplus, notre jeune amie si prend avec un grand couteau de cuisine.
Les mains rouge écarlate, plume prend de plus en plus la couleur locale.
A quand la Djellaba et le foulard ???
8ème jour : vendredi 25 février
Sur le retour, mais pas tout à fait:
Avant de repartir pour la France, nous décidons de faire un peut de visite et sur les conseils de nos hotes, nous allons voir Ifrane et ses grands cédres.
La ville est trés trés propre, pas un papier ne traine au sol, une ville universitaire et du fait, une population trés jeune.
Nous passont rapidement devant les singes qui sont plutôt là pour attirer le touriste et nous continuons notre chemin.
Direction Meknes et son souk. Nous interpellons un autoctone pour nous renseigner sur l'endroit ou nous pouvons trouver notre bonheur: des instruments de musique. Nous voilà embarqués dans une histoire plutôt à caractère commerciale avec en prime, un grand mépris pour plume qui boue de voir autant de bassesse de la part de cet homme.
Une fois lâchés dans le marché, nous avons du faire appel "au GPS interne" de plume pour retrouver notre véhicule.
Ensuite, nous faisons route vers Azilah pour notre seule et unique nuit d’hôtel. Arrivée tardive dans un endroit avec de toutes petites chambres, propres et à un tarif très correct.
Au vue de la fatigue engendrée, nous ne faisons pas cas de l’accueil froid du propriétaire des lieux, étant donné aussi d'une arrivée tardive aux portes de son établissement...
Clin d'oeil :
Le gardien pour les véhicules fait par de ses connaissances à Vent des grands écrivains Français qu'il connait et dont il à lu plusieurs
ouvrages: Montesquieu, Balzac, etc.
Étranges discutions à une heure du matin au nord de l'Afrique!
Voici une superbe vue de la magnifique citée d'Azilah.
9ème jour : samedi 26 février
Asilah,
connue également sous le nom d'Asilha, Arcila ou Arzila, est une ville marocaine pleine de surprises et de détours architecturaux.
Nous sommes à 50 kilomètres au Sud Est de Tanger où nous irons prendre le ferry.
Asilah, ville paisible qui nous offre un refuge dans notre séjour bien trépident. Café en terrasse, douceurs du matin. Elle possède des plages désertes et reposante et une atmosphère propre à la détente.
Ses constructions sont de style méditérrannée: maisons blanchies à la chaux avec des notes de bleu sur les murs et les portes. Un grand nombre de maisons sont décorées de peintures ainsi que les murs où sont représentées de grandes fresques. Une ville et une vie d'Artiste comme Plume aime.
Belle destination calme et reposant tant que l'on ne commence pas à faire du commerce. Les négociations sont dures et longues et Plume commence a en perdre son latin. Achat de jeux en bois.
Reprise bateau Tanger Med: et oui! Le port n'est pas à Tanger même il est situé à 40 km de la ville. Seulement 14 km de traversée.
Clin d'oeil: Nous avions pas réserver nos places mais nous avons eu sur place un homme avec "le meilleur moteur interne de comparaison" pour nous offrir le meilleur prix: "simple et en sûreté". En effet, nous ne savons pas encore comment nous avons pu passer avec un seul passager déclaré.
Dauphins et tortues nous ont accompagnés tout le long de la traversée: spectacle splendide
Remonter Espagne. Fort de nos expériences nous essayons de prendre que les autoroutes gratuites. Pause à Alicante, Resto Tapas, au coeur de la ville.
Clin d'oeil: "Un parie à la con" Malgré la fatigue du séjour et un total de kilomètres plus que déraisonnable nous trouvons encore "une bonne idée". C'est à qui retrouvera la voiture en premier. A chacun sa technique de repérage. Le Vent atteint la voiture en premier et Plume s'insurge de ... n'avoir pas les clefs en mains, pas de téléphone, pas de ... ou plutôt un peu de mauvaise foie.
L'essentiel s'est nous arrivons toujours à nous retrouver.
Introspection du Maroc en mon âme
Ce qui m'étonna au Maroc et plus particulièrement, ce fut le relief. Je m'attendais pas à cette manifestation de lignes verticales ou horizontales: les montagnes, le désert, les plaines vertes, ...
Le plein et le vide: le monde, la foule, l'exil, la diversité, la solitude, les couleurs, le gris, le chaud et le froid
Sur cette surface du globe, il y a beaucoup d'antagonismes manifestés.
La lecture de leur visage est égale à leur paysage et sont autant de charme et de relief
Ma place, le point que j'occupais dans ce tableau, a été tout d'abord d'ETRE et de découvrir les traces, les empreintes de leurs rites, de leurs us et coutumes. Ainsi d'embrasser de mon regard l'étendu de leurs jours. Ils vivent dans la contradiction de nos préjugés.
De peur, j'aurai pu être distante, étrangére à ce monde cependant je me suis sentie naturellement à la maison. Je me suis résoluée à me donner la liberté d'être différente et d'accepter leur différence. Egale à moi même, sous leur regard curieux, étonné et bienveillant, une femme qui conduit, travail, fume, sort au café, solide, sensible, extravagante, simple, flexible, resistante mais toujours déployée.
Rencontre avec les ancetres et les secrets. Retour à la source des savoirs. En retournant les pierres de leurs vies, de leur monde, le CHOC, ils vivent une plus grande LIBERTE qu'en Europe. En simplicité dans la accueil et la chaleur humaine. Ils vivent la solidarité: ils offrent gîte et couvert à ceux qui passent et croisent leur chemin.
Vous êtes vrais ils vous acceptent. Vous êtes une façade, ils le sentent et rient de vos masques.
Je conteste notre belle morale sur leur culture. Le jugement européen, le regard sur leur qualité de vie, leur confort, la place de la femme, la religions,... notre méconnaissance de l'autre.
Les berbéres résonnent, vibrent à l'instant, au son de la voix, les instruments, leur langue,... Ils VIVENT.
Notre apport: ? Leur faire redécouvrir leur propre richesse. L'être humain perçoit difficlement ses qualités, son coeur, la résonnance de sa propre vie. Parcourir le monde pour se découvrir. Tout est là sous nos yeux, un monde à s'ouvrir, à s'émerveiller. Le bonheur est ici et maintenant préservons le.
Préservons le NATURE et notre Nature




